S’attaquer au maître et Marguerite de Boulgakov, c’est un pari osé que cette jeune troupe relève avec une belle énergie. Dès les premières minutes, le rythme emporte. La mise en scène privilégie le mouvement, la musique et la danse, donnant un spectacle très dynamique. L’adaptation reste fidèle aux grandes lignes de l’œuvre : l’arrivée mystérieuse du diable dans le Moscou des années 30, la satire de la censure, de la peur, des compromissions, tout en gardant la fable fantastique qui interroge la liberté, la foi et le contrôle du pouvoir. Les scènes autour de Ponce Pilate et du procès de Jésus s’intègrent habilement. Les sept comédiens jouent avec une fluidité réjouissante, passant d’un rôle à l’autre avec naturel. Ce travail collectif insuffle une modernité inattendue à ce grand classique. Une proposition ambitieuse, généreuse et pleine de souffle, qui prouve qu’un classique peut encore surprendre et captiver.
Lire l'avis →Les avis vérifiés du festival OFF d'Avignon
d'Avignon
Une mise en scène sobre qui laisse toute la place au texte et aux deux comédiens livrés une prestation remarquable. Picasso apparaît flamboyant, provocateur, drôle et profondément humain.
Lire l'article →Un exemple parfait de précision qui démontre le mécanisme de la manipulation. Chaque mot est un danger, les silences sont pesants et les affrontements entre les deux hommes sont sans merci.
Lire l'article →Le festival d’Avignon ne serait pas complet sans un passage obligatoire à La Cour du Barouf. Un lieu dédié aux spectacles vivants facon comedia dell’arte. Et la troupe “Aux quatre vents” est l’exemple même de ce qui se fait de mieux dans le genre. 7 comédiens sur scène qui revisitent le mythe de Don Quichotte dans un style inénarrable et haut en couleurs. De l’énergie de l’humour de la générosité du talent et une envie de partage avec le public qui renforce ce coté populaire et jouissif de leur spectacle. Une mise en scène dynamique et des accessoires incroyables d’ingéniosité complètent le tableau d’un vrai moment de plaisir et d’émotion. Quelle belle surprise que ce Don Quichotte….
Lire l'avis →Entre guide naturaliste et podcast de rescapé, la compagnie brosse un portrait de la mobilité sociale, pointant les angles morts des privilèges avec colère et non sans pertinence.
Lire l'article →Brice Landwerlin livre un seul en scène époustouflant qui parle avec justesse et pudeur du quotidien invisible des 11 millions d'aidants, mêlant humour et réalisme saisissant.
Lire l'article →Avec Les Imitatueurs, Emma et Thibaut livrent un spectacle d’une énergie communicative où l’humour, la satire et l’imitation ainsi que les chansons s’entremêlent sans aucun temps mort. Pendant plus d’une heure, le duo enchaîne sketchs, parodies, chansons détournées et improvisations avec un rythme parfaitement maîtrisé et diabolique. Leur terrain de jeu favori est l’actualité ; figures politiques - à commencer par Emmanuel Macron et son entourage, défilent sur scène dans une galerie de personnages finement brossés, jamais méchants mais toujours mordants. Changement de costumes, mimiques, références à la vie quotidienne, tout révèle un véritable travail de comédiens. Le public ne s’y trompe pas : les rires fusent du début à la fin. Le stand-up final, largement nourri crée une belle complicité avec la salle, jusqu’à une ovation debout. À la fois drôle, actuel et accessible, Les Imitatueurs offrent une parenthèse réjouissante, un vrai moment de rire. Une excellente surprise du Festival d’Avignon à ne pas manquer.
Lire l'avis →L'énergie de ces jeunes interprètes est belle, forte, convaincante. Leurs choix constituent indiscutablement un regard lucide sur ce monde en marche, porteur d'urgence et de vigilance citoyenne.
Lire l'article →Un spectacle bouleversant servi par deux interprètes magnifiques qui tissent un échange intense autour de la création de parfums comme passeurs de souvenirs.
Lire l'article →Un spectacle typique d’Avignon. On traine rue des teinturiers, on a vu de la lumière et on est entrés. On ne connaissait pas l’oeuvre de Boulgakov, en toute honnêteté, mais on a vraiment apprécié la pièce. Il y a certainement beaucoup de niveaux de lectures qui nous ont échappé, d’ailleurs faire un résumé de la pièce est une gageure. Mais on retient surtout l’énergie des comédiens, la puissance du texte, une mise en scène bien huilée et donc au final un très bon moment de théâtre.
Lire l'avis →Un petit miracle : un texte bien écrit et des interprètes tous remarquables d'une vraie drôlerie. La mise en scène de Shirley et Dino conjugue respectueusement les extraits antiques avec un irrespect savoureux et des références à notre actualité.
Lire l'article →À travers l'histoire de son personnage principal et le remarquable travail d'écriture de son autrice, le spectacle imagine un renversement des normes et des silences pesants qu'impose notre société. Une écriture dense, simple et parlante, tout bonnement remarquable.
Lire l'article →Auteur excellent servi par un texte somptueux. L’émotion est là, présente et subtile masquée parfois par une mise en scène le plus souvent non nécessaire bien que le drap qui évoque le corps de la bien-aimée est émouvant.
Lire l'avis →Un Musset d'une fraîcheur insolente qui dynamite les conventions et s'empare du cœur des spectateurs avec une fougue communicative. C'est la première fois que je ressens autant d'émotion pour cette pièce. Cette proposition artistique secoue vigoureusement le traitement habituel de la pièce classique pour en extraire une sève furieusement moderne. Bien sûr, nous retrouvons les caractéristiques de « On ne badine pas avec l’amour » qui explore les méandres de l'orgueil, les manipulations destructrices et la difficulté d'avouer ses sentiments réels.
Lire l'article →Une pièce qui dépeint avec audace l'interchangeabilité des rôles parentaux et les frustrations du couple moderne, jusqu'à l'absurde répétition.
Lire l'article →Porter L’Étranger de Camus seul en scène est un pari audacieux. En se concentrant sur la partie du procès et l’attente de l’exécution de Meursault, le comédien Lionel Latapie di pietro nous plonge au plus près de la pensée de Camus. Sur un plateau épuré, il incarne un Meursault distant mais profondément humain, sans jamais forcer le trait. La mise en scène de Jean Olivier Mercier sobre et élégante, laisse toute la place aux mots de Camus, qui résonnent avec une force intacte. Le jeu, précis et habité, permet au spectateur de ressentir l’absurdité chère à l’auteur. Le spectacle ne cherche pas à moderniser à tout prix, mais à faire confiance au texte, à prendre son temps, laissant ainsi le public questionner la justice, la condition humaine et le sens de l’existence. Un moment fort, sobre et émouvant.
Lire l'avis →Une superbe comédie déjantée qui mêle brillamment l'humour à la sociologie, transformant les travaux de Pierre Bourdieu en source de rire absurde et pertinent.
Lire l'article →Une vision très rigoureuse de Peu importe offre une traversée étrange et grinçante où un couple s'affronte sur les exigences d'un quotidien qui déborde.
Lire l'article →Le classique d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, Un air de famille, est une pièce redoutable : elle exige une précision chirurgicale pour ne pas sombrer dans la caricature. Avec cette nouvelle proposition, la troupe « Les illuminés du Lundi » relève le défi avec une belle sincérité. Les comédiens s'approprient les personnages iconiques de la famille Mesnard avec une énergie communicative. On retrouve, non sans plaisir, cette atmosphère de café de quartier où l'ordinaire bascule dans l'irréparable. Si le rythme oscille parfois, l'interprétation d'ensemble réussit à rendre palpable cette tension du « vivre-ensemble » où les non-dits pèsent plus lourd que les mots. Entre rires grinçants et moments de vulnérabilité, cette équipe amateur parvient à capturer l'essence même du texte : ce portrait cruel, mais étrangement tendre, de nos propres mécanismes relationnels. Une soirée réussie qui rappelle, avec justesse, que dans chaque famille, les petits secrets finissent toujours par s'inviter à table.
Lire l'avis →Une création fascinante et troublante qui explore notre solitude contemporaine. Les tee-shirts deviennent une véritable seconde peau, donnant naissance à des images d'une grande beauté où les corps semblent ne former qu'un seul organisme.
Lire l'article →