Avec Amères Condoléances, une heure de comédie fine et bien écrite, qui transforme le deuil en point de départ d’une rencontre inattendue. Tout commence dans une chambre funéraire. Une femme veille sa mère défunte lorsqu’arrive son ex-mari, venu présenter ses condoléances. Très vite, les vieilles blessures refont surface, et les reproches fusent avec un tempo impeccable. Le texte, truffé de bons mots et de répliques qui font mouche, offre des échanges ciselés, entre humour grinçant et tendresse à dimer. La mise en scène mise sur deux comédiens justes et complices qui tiennent le rythme sans temps mort. Quelques quiproquos et rebondissements pimentent la rencontre, jusqu’à une réconciliation inattendue, aidée par quelques verres de trop. En une heure, la pièce enchaîne les situations cocasses avec un rythme alerte et un ton qui ne tombe jamais dans la vulgarité. Un très bon moment de théâtre, à recommander !
Lire l'avis →Les avis vérifiés du festival OFF d'Avignon
d'Avignon
Énergique et entraînant. Dès les premières minutes, l'énergie est communicative. Les danseurs enchaînent solos, duos et ensembles avec une remarquable précision et beaucoup de convivialité.
Lire l'article →Amandine Tuffy incarne avec finesse le parcours de Wejdan Nassif et de ses voisins réfugiés, où les voix enregistrées font écho à une quête d'intégration où « tu es ici mais toujours là-bas ».
Lire l'article →Dans « À la folie », la scène devient l’écho d’un monde trop souvent tu, celui de la psychiatrie en crise. Quatre comédiens remarquables endossent avec une justesse troublante tour à tour les rôles de patients et de soignants, révélant toute la complexité de ces vies prises dans un engrenage institutionnel. La mise en scène, rythmée, mais jamais précipitée, permet d’entendre la détresse… mais aussi l’humanité qui résiste encore. Le spectacle met en lumière les manques criants de moyens, de lits, de temps et de personnel, dénonçant sans détour une réalité difficile. Cette pièce est un plaidoyer poignant pour regarder en face ce qui se passe loin des regards et pour rappeler que la folie Est souvent le miroir de notre société.
Lire l'avis →À peine entrée en scène, elle emporte tout : un accent belge irrésistible, un visage extraordinairement expressif, et une heure de tableaux où le tragique dialogue sans cesse avec le burlesque.
Lire l'article →Ulysse à Gaza dénonce avec force la déshumanisation tout en incarnant une résistance profonde : la littérature transportée sur un radeau de bouteilles vers Gaza, geste utopique mais profondément humain.
Lire l'article →Cette pièce commence par une confrontation entre un ancien vice-champion olympique et un jeune nageur amateur, sûr de lui, parfois arrogant. Très vite, la pièce dépasse la rivalité sportive pour fouiller les blessures intimes. Les secrets distillés avec sincérité transforment la méfiance en complicité naissante. Le théâtre devient un terrain de jeu inattendu, qui ouvre de nouvelles libertés. Mise en scène épurée, qui laisse toute la place aux émotions et à l’évolution des personnages. Une très belle surprise, à la fois touchante et sincère. Un final inattendu où pas clôture cette petite pépite du Festival….
Lire l'avis →Une mise en scène grandiose qui redonne voix aux victimes oubliées de Jack l'Éventreur. Alexandra Bialy crée un spectacle puissant où des femmes face au danger s'unissent pour se protéger ensemble.
Lire l'article →Ses chorégraphies ressemblent à des déploiements dans les airs. Reverse, librement inspiré de Vandana Shiva et Alain Damasio, propose une dramaturgie où la désobéissance créatrice est synonyme de lutte sociale et écologique.
Lire l'article →Dans Pourquoi je n’ai jamais été heureux en amour, Patrick Massiah livre avec une sincérité désarmante le récit de sa vie, de son enfance à Nice, à ses origines de juif marocain. Mais surtout, de ses aventures amoureuses commencées sur les bancs de l’école jusqu’à la relation la plus importante, celle avec la mère de sa fille. Seul en scène, il ne tombe jamais dans l’apitoiement. Avec humour, autodérision et une vraie délicatesse, il transforme ses déboires en moments touchants et drôles. Le récit est ponctué d’anecdotes dans lesquelles chacun peut reconnaître un souvenir, une maladresse ou une blessure. Derrière la légèreté, il glisse une réflexion plus profonde sur la difficulté d’aimer et d’être aimé. C’est un spectacle simple, sans artifice, mais porté par une parole authentique et une belle générosité. On en sort le sourire aux lèvres, ému par ce parcours de vie raconté avec honnêteté.
Lire l'avis →Stanislas Roquette et sa compagnie donnent voix aux cahiers de doléances oubliés, révélant une France mécontente, fâchée des questions fermées, mais pleine d'idées et de propositions véritables.
Lire l'article →La scène se métamorphose en terrain de jeu épique grâce aux projections immersives, accessoires malins et effets spéciaux. Une aventure entraînante qui nous emporte sur terre, en mer et dans les airs.
Lire l'article →Quand les classiques parlent au présent Reprendre la “Guerre de Troie n’aura pas lieu “est un pari audacieux. Le collectif Nuit Orange le relève avec intelligence en transposant Giraudoux dans un univers contemporain, sans trahir son esprit. Héctor, Andromaque, Hélène, Paris, Ulysse parlent par visioconférence, manipulent des téléphones, évoluent dans un monde où les écrans remplacent les messagers. Ce décalage fonctionne remarquablement, soulignant l’intemporalité des enjeux de la pièce. La mise en scène joue sur les contrastes visuels. Costumes contemporains, costumes trois pièces, côtoient casques et accessoires militaires rappelant les armées grecques et troyennes. La direction d’acteurs est précise, le rythme tendu mais jamais confus. Les comédiens incarnent plusieurs personnages avec fluidité. Au-delà de la modernisation, le spectacle rappelle combien l’œuvre de Giraudoux demeure actuelle. Les discussions de paix, les discours politiques et le glissement progressif vers la guerre résonnent avec force. Une adaptation inventive et vivante, qui prouve qu’un grand classique peut encore nous parler avec une étonnante acuité.
Lire l'avis →Un voyage glaçant mais diablement malin dans les méandres de la folie ordinaire sous l’Occupation. Le docteur Petiot demeure cette figure d’épouvante qui hante encore les murs du 21 rue Le Sueur. S’attaquer à un tel monstre sacré du crime demandait un doigté certain pour éviter le grand-guignol facile. Le texte de Philippe Touzet explore l’ambiguïté permanente d’un homme que l’on finit par observer avec une curiosité presque coupable. La pièce interroge la zone grise de la moralité humaine lorsque les temps sombrent dans le chaos.
Lire l'article →Une mise en corps et en dessin extrêmement réussie. L'alliance de leurs regards artistiques donne une œuvre joyeuse et vive, harmonieuse et malicieuse : enthousiasmante !
Lire l'article →Un voyage au pays des mots, mené par les plus beaux textes de la littérature poétique et théâtrale française, une interprétation puissante, résolument vivante, on embarque avec délice et on se laisse guider par la mélodie des alexandrins. Les textes redécouverts prennent une dimension nouvelle, qui résonne pleinement dans l’actualité du monde. Une ode passionnée et passionnante à l’intemporalité de ces écrits, à découvrir ou redécouvrir sans modération.
Lire l'avis →Les spectateurs sortent très émus du spectacle, mouchoirs à la main. Philippe Besson est l'auteur fondateur de la compagnie, et revenir à son écriture permet au metteur en scène de se plonger dans son histoire, ses blessures, créant une connexion émotionnelle forte avec le public.
Lire l'article →Une pantomime portée par un artiste formé aux techniques de danse contemporaine, hip-hop et arts martiaux, évoquant les états psychiques du prisonnier dans un univers glacial d'acier et de béton.
Lire l'article →Quand les claquettes atteignent un tel niveau de précision, d’élégance et de musicalité, elles deviennent bien plus qu’une danse, un véritable langage scénique.’ ‘Venue de Barcelone, cette troupe internationale réunit des artistes mexicains, espagnols, français et anglais autour d’une même passion : les claquettes. Véritable signature de la compagnie, elles sont ici portées à un niveau de virtuosité exceptionnel. Précision du geste, synchronisation parfaite, musicalité et élégance font de chaque tableau une véritable performance artistique. Si une parenthèse swing en baskets apporte une respiration bienvenue, ce sont bien les claquettes qui constituent l’âme du spectacle. Accompagnés par un swing généreux, de magnifiques chansons, un saxophone inspiré et une contrebasse pleine de caractère, les artistes entraînent le public dans un tourbillon de rythme et d’énergie. En tournée internationale, cette compagnie démontre un savoir-faire rare et une maîtrise impressionnante. Pendant une heure quinze, elle offre un spectacle d’une qualité remarquable, à la fois exigeant, généreux et profondément enthousiasmant.
Lire l'avis →Daria Deflorian crée une atmosphère étrange où le réalisme perd pied, évoquant pudiquement et progressivement le massacre de Jeju à travers la rencontre troublante de deux amies entre réalité, rêve et souvenirs.
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