Partant d’une idée aussi insolite que réjouissante, cette pièce nous entraîne dans un univers où l’absurde flirte avec l’émotion. Dans un caveau de famille devenu trop étroit, une réduction de corps contraint deux cousins, ennemis jurés de leur vivant, à partager le même cercueil. Tous deux se sont entretués pour l’amour de la même femme, l’un étant son mari, l’autre son amant. De cette situation improbable naît une comédie teintée de fantastique, où les morts poursuivent une vie souterraine régie par ses propres règles. Une fois par an, munis d’un passeport mystérieux, ils peuvent rendre visite à un autre mort, offrant au récit des échappées pleines de fantaisie. Au-delà de son humour décalé, la pièce interroge avec finesse les rancœurs, la jalousie, le poids du passé et la difficulté de pardonner. Petit à petit, ils apprennent à se connaître autrement, jusqu’à transformer leur haine en une complicité inattendue. La mise en scène assume pleinement son univers décalé, oscillant entre burlesque et poésie, tandis que les comédiens donnent beaucoup de justesse à cette relation qui évolue sans jamais tomber dans la facilité. Finalement, cette fable macabre cache une réflexion très humaine sur la réconciliation, la mémoire et la possibilité de trouver la paix, même après la mort. C’est une œuvre originale, drôle et touchante, qui montre que les histoires les plus improbables parlent parfois le plus justement des vivants. Les comédiens jouent tout cela avec un naturel désarmant.
Lire l'avis →Les avis vérifiés du festival OFF d'Avignon
d'Avignon
Le Cordon est un seul-en-scène fort et sincère. À travers l’univers de la couture, Stéphanie Manus raconte comment on assemble, découd et transforme son héritage familial pour devenir soi-même. Le spectacle aborde des sujets profonds — comme la place des femmes, la transmission et l'émancipation — avec beaucoup de fluidité et une pointe d’humour. Le jeu de la comédienne est porté par la présence de Laurent Fellot, dont la musique live accompagne chaque émotion avec une grande justesse. Plus qu'une simple introspection, c'est un véritable appel à la liberté. Stéphanie Manus et Laurent Fellot nous offrent un moment suspendu, universel et vibrant, qui nous interroge tous : qu'est-ce que je garde du passé pour tisser ma propre vie ? Une pièce nécessaire, sensible et parfaitement maîtrisée.
Lire l'avis →Le danseur investit l'espace avec une présence où l'élan aérien dialogue sans cesse avec une profonde pesanteur, composant une lutte permanente entre les contraintes du monde, donnant au plateau une véritable densité.
Lire l'article →Voilà une comédie interactive réjouissante qui bouscule les codes du théâtre traditionnel avec une espièglerie communicative où le public détient les clés de bifurcation de l'aventure. Les personnages Adélie et Eliott confient les aiguillages de leur existence aux caprices d’une pièce de monnaie lancée par un spectateur, transformant la salle entière en complice de ce destin en mouvement permanent. Cette façon de solliciter l'avis de la salle s'amuse de la narration théâtrale. L’écriture de Peter Dervillez explore les carrefours existentiels et notre rapport intime à l’imprévu.
Lire l'article →festival 2026, invitée par un ami je ne savais pas à quoi m’attendre. je suis restée scotchée sur ma chaise tout le long du spectacle j’ai découvert l’histoire de cette révolte. un seul acteur sur scène Lionel Cécilio et quel acteur. Une chaise au milieu de la salle noire et il arrive tout de noir vêtu lui aussi et la une claque, intense , émouvant, drôle à voir absolument
Lire l'avis →Inspirée de faits réels, Mécanique d'une famille raconte avec beaucoup de sensibilité les blessures laissées par cette tragédie et interroge avec justesse ce qui fait véritablement une famille. Martin Kindermans orchestre la mise en scène avec fluidité, maintenant le suspense tout en révélant progressivement les événements.
Lire l'article →Un Songe d'une nuit d'été sous rap et Dr Martens où rêves et vie se mêlent dans une danse endiablée. Les Dissidents insufflent une modernité nouvelle en mettant en lumière ce qui existait déjà dans le texte de Shakespeare.
Lire l'article →Avec humour, autodérision et sincérité, la comédienne Carine Kermin aborde le cap des cinquante ans comme un terrain de jeu aussi drôle que touchant. Seule en scène pendant une heure, elle déroule le fil de sa vie, entre souvenirs, réalités du présent et petites questions sur l’avenir. Elle parle des petits tracas du quotidien, des changements du corps, de petits bobos, de doutes mais aussi de la liberté nouvelle qu’apporte l’expérience. Le spectacle alterne confidences, anecdotes et chansons avec un rythme naturel. On y reconnaît des situations qui font rire ou parfois émeuvent. Sans chercher la démonstration, la comédienne séduit par sa présence et sa proximité avec le public. On sourit souvent, on se laisse émouvoir, et l’on ressort avec l’impression que vieillir est peut-être moins une fatalité qu’une nouvelle aventure à apprivoiser. Un spectacle simple, généreux et plein d’humanité, qui aborde avec finesse une étape importante de l’existence.
Lire l'avis →Betty Pelissier incarne avec beaucoup de sensibilité cette passionnée de lecture qui cherche à donner du plaisir aux gens. Un texte magnifique sur l'importance de la lecture et de l'écriture, qui valorise les gens simples.
Lire l'article →Un projet sincère, généreux et profondément engagé où théâtre, musique et dessin se répondent sans cesse. Les trois artistes forment un ensemble cohérent où chacune nourrit la proposition de l'autre.
Lire l'article →Nous sortons d’une pièce magnifique, la fleur au fusil, un seul acteur pour de nombreux personnages, racontant le fin de Salazar, la révolution des œillets ! Splendide Portugal, larmes au bout de l’heure tant le sujet est poignant et quel jeu d’acteur!🎭Acquisition de l’écrit de la pièce en intégralité pour notre fils littéraire ! Très beau moment ❤️!
Lire l'avis →Un pas de deux acrobatique nourri par des rencontres humaines, où un flot ininterrompu de voix anonymes se mêle à une partition musicale live, créant une expérience commune mais forcément différente.
Lire l'article →Sillages est un spectacle qui appartient à tous, où un pas de deux acrobatique se nourrit d'une immersion dans le quotidien, avec un flot ininterrompu de voix anonymes mêlé à une partition musicale en live, créant une expérience commune mais forcément différente.
Lire l'article →Le spectacle présenté par un Paul Goulhot, un acteur d’origine italienne, est un seul en scène, qui séduit par sa simplicité et sa pudeur. Sur un rideau blanc, il projette de courts dessins animés, qu’il commente avec délicatesse. l’un, un conte médiéval avec un roi, une reine et une sorte de fils prodigue, l’autre un souvenir de famille sous le fascisme, et Mussolini, les chemises noires il raconte avec une voix simple, presque fragile. Parfois, un silence en dit plus que les mots. Il parle de son père, de la transmission, et du besoin de faire le bien autour de soi. Le spectacle touche par sa modestie : pas d’effets spectaculaires, plutôt une émotion qui s’installe tranquillement. Au fil du récit, on ressent l’amour de l’Italie, de la mémoire, d’un passé douloureux. Malgré la sobriété de la mise en scène, le public reste attentif, sensible, et il sort avec une douceur mêlée de nostalgie, en se disant que la mémoire est une forme de résistance discrète.
Lire l'avis →Une révélation du Off à Avignon : danseur formé aux plus grandes écoles américaines qui cherche à être « humain » plutôt que « beau », dialoguant avec tous les arts.
Lire l'article →Gilles Ostrowsky crée un admirable périple à la fois drôle et cauchemardesque, affirmant la primauté de l'art sur la mort et fabriquant un véritable hymne à la vie avec formidable énergie et courage.
Lire l'article →sur scène, Pierre Emonot déroule une véritable déclaration d’amour à la littérature. De Homère jusqu’à Sartre, en passant par Zola, Diderot, Rousseau, Céline et tant d’autres. C’est un spectacle érudit mais jamais pompeux, porté par un humour fin et une vraie simplicité de ton. Il prend le temps… de raconter, d’expliquer, de partager ce que les livres lui ont apporté. Il y a aussi une interactivité légère avec le public, qui rend l’ensemble touchant, chaleureux et vivant. On ressort avec non seulement des références mais surtout l’envie de relire, de découvrir ou de redécouvrir ces grands auteurs. Un spectacle intelligent, généreux, et profondément humain.
Lire l'avis →Un spectacle musical puissant autour de la violence conjugale et de la reconstruction. La musique et le corps deviennent véhicules d'une parole libérée après l'emprise.
Lire l'article →Gilles Ostrowsky, atteint d'une maladie neurodégénérative, transforme son combat en spectacle baroque désespérément vivant. Une suite de sketchs où le comédien dialogue avec sa MSA dans un carnaval existentiel remarquablement lumineux.
Lire l'article →Seize ans après sa disparition, Jean Ferrat demeure une figure incontournable de la chanson française, un poète dont les mots et les mélodies ne cessent de résonner en chacun de nous. Ce spectacle est bien plus qu’une simple rétrospective biographique. S’il nous rappelle avec justesse les engagements et les combats qui ont jalonné la vie de l’artiste, il le fait avec une telle sincérité qu’il transcende le récit historique. C’est, avant tout, une véritable déclaration d’amour. La force de cette proposition réside dans son équilibre parfait : on y retrouve toute la profondeur du poète, portée par des mélodies qui, plus que jamais, nous touchent et nous unissent. À travers cette mise en scène intime et passionnée, Jean Ferrat revit, non seulement comme l'icône que l'on connaît, mais comme une présence vibrante et nécessaire. Nelson Monfort et Hugo l’interprète des chansons étaient très proche du public en toute simplicité, ce qui a rendu le spectacle chaleureux et porté sur les émotions.
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