Ciao.. Un cinéma paradisio à Avignon..
Le spectacle présenté par un Paul Goulhot, un acteur d’origine italienne, est un seul en scène, qui séduit par sa simplicité et sa pudeur. Sur un rideau blanc, il projette de courts dessins animés, qu’il commente avec délicatesse. l’un, un conte médiéval avec un roi, une reine et une sorte de fils prodigue, l’autre un souvenir de famille sous le fascisme, et Mussolini, les chemises noires il raconte avec une voix simple, presque fragile. Parfois, un silence en dit plus que les mots. Il parle de son père, de la transmission, et du besoin de faire le bien autour de soi. Le spectacle touche par sa modestie : pas d’effets spectaculaires, plutôt une émotion qui s’installe tranquillement. Au fil du récit, on ressent l’amour de l’Italie, de la mémoire, d’un passé douloureux. Malgré la sobriété de la mise en scène, le public reste attentif, sensible, et il sort avec une douceur mêlée de nostalgie, en se disant que la mémoire est une forme de résistance discrète.